Capsules sans aluminium, garant du futur des dosettes de café | Eco-capsules

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Capsules sans aluminium, garant du futur des dosettes de café

Pour se préparer une tasse à café le matin, il suffit depuis quelques décennies d’insérer dans sa machine à café des dosettes de café et laisser celle-ci faire le reste. Derrière leur côté pratique cependant, ces dosettes, qui sont souvent en aluminium, sont à la source de la croissance de la pollution sur notre planète. Faut-il donc se passer des capsules à café ? La réponse est non. Le mieux est de seulement se tourner vers les capsules sans aluminium. Avant de nous y attarder, faisons un bref aperçu sur ce que la capsule en aluminium.

Qu’est-ce que la capsule en aluminium ?

Avant, pour consommer le café, il était nécessaire d’acheter des graines en magasins avant de procéder soi-même à leur torréfaction. Cela n’est plus nécessaire depuis l’apparition des capsules sans aluminium. Il s’agit d’une solution ayant été adoptée il y a quelques années pour la commercialisation du café. Il s’agit de proposer ce dernier dans un emballage appelé capsule ou dosette s’adaptant à une machine à café.

De quoi sont constituées les capsules en aluminium ?

On trouve dans les capsules en aluminium une quantité suffisante de marc de café pour se préparer une seule tasse de breuvage caféine ou décaféiné. Les Capsules sont, d’une manière plus précise, des récipients en plastique à taille réduite dotés d’un couvercle en aluminium. Après la distribution du café, on ne peut plus, en principe, user de ces récipients et ils devront ainsi être jetés.

On trouve ainsi le plus souvent les capsules usagées dans les décharges, mais il n’est pas rare d’en voir également au fond des cours d’eau, des lacs et des océans. La faune se trouve ainsi menacée après la séparation en petits morceaux de ces récipients. Heureusement que ce stade peut être évité en s’engageant dans le programme de recyclage de leurs fabricants, un détail que nous allons exposer dans la prochaine section de cet article.

Comment sont-elles apparues ?

Nous avons l’habitude de situer la date d’apparition des capsules en aluminium à celle de la machine à café Nespresso originale, c’est-à-dire dans les années 1990. Il ne faut tout de même pas oublier que c’est au début des années 1970 qu’un premier brevet les concernant a été déposé. Ce brevet n’est autre, bien évidemment, que Nespresso. Mais contrairement à ce que beaucoup pensent, les autres entreprises n’ont pas attendu les années 2000 pour suivre son pas. Sachez en effet que le brevet de capsules Illycaffè date de 1972 et celui de Lavazza de 1989. Senseo, de sa part, n’a fait, par contre, l’objet d’un dépôt de brevet qu’en 2001.

Nespresso a détenu quasiment le monopole des capsules aluminium jusqu’à la deuxième moitié des années 2000 et l’apparition des concurrentes de plus en plus féroces pour ses produits. Citons notamment, parmi celles-ci les capsules pour Tassimo, les capsules Senseo et les capsules Dolce Gusto. La situation concurrentielle sur le marché a conduit à une forte réduction des prix si bien qu’actuellement, pas moins de 40% des Européens disposent de leur propre machine à café et achètent régulièrement les dosettes qui vont avec.

Peut-on recycler les capsules en aluminium ?

Pour que vous puissiez vous rendre compte que le recours aux capsules sans aluminium est plus qu’une nécessité, nous allons vous avancer d’autres chiffres. Annuellement, dans le monde, il y a pas moins de 9 milliards de dosettes Nespresso vendues. Cela représente annuellement 40 000 tonnes de déchets aluminium, soit 4 tours Eiffel.

Par ailleurs, sur les 39 000 capsules en aluminium que nous jetons, seuls 30% font l’objet d’un recyclage. La plupart des fabricants de dosettes hésitent cependant à se passer de cette matière du fait de sa grande contribution à la préservation des arômes. Ils choisissent ainsi d’encourager les consommateurs de leurs produits à s’engager dans leur programme de recyclage. Ce qui est déjà bien, mais insuffisant pour mettre fin à la pollution liée aux déchets aluminium et plastique.

Une opération onéreuse

Les capsules sont des récipients de petite taille. Il est ainsi plus difficile de procéder à leur isolation dans des centres de tri qui ne sont pas équipés de machines à courant de Foucault. Ces dernières ne sont cependant trouvables que dans une vingtaine de centres français. Cela explique le pourcentage assez faible des capsules en aluminium qui sont recyclées en France.

Il est aussi important de nettoyer les dosettes, car elles comptent également parmi leurs éléments constituant du plastique et, bien sûr, du café. Ces éléments devront être dégradés sans que l’aluminium soit atteint, d’où l'indispensable de la pyrolyse. Il s’agit pourtant d’une technologie non disponible en France, les centres ne peuvent pas s’en occuper du fait de leur cherté. Le transport vers l’Allemagne des capsules avant leur fonte dans d’autres pays européens est ainsi inévitable.

Beaucoup de dépenses énergétiques à la clé

C’est en Allemagne donc qu’il faut transformer les lingots d’aluminium en feuille. Les Pays-Bas constituent également une étape incontournable du fait de leur savoir-faire reconnu dans le nettoyage des capsules. Le débarrassage de la laque et la fonte des capsules en lingot ne peuvent être fait qu’en Italie. La Suisse, de sa part, sera le pays de la nouvelle reconversion de l’aluminium en capsule. Les capsules en aluminium devront ainsi faire de nombreux voyages pour leur recyclage, ce qui représente des dépenses énergétiques importantes. De telles dépenses peuvent, pourtant, être évitées avec les capsules sans aluminium.

Les incontournables capsules sans aluminium : quelles sont-elles ?

Face aux diverses problématiques liées à l’usage des capsules en aluminium, de nombreuses entreprises se sont lancées dans l’invention de capsules sans aluminium. Ces dernières promettent notamment une facilité de gestion une fois usagée. Elles existent en diverses variantes, mais les plus prometteuses restent les dosettes compostables ou biodégradables.

Pour leur conception, leurs entreprises fabricantes ont privilégié des matériaux liés à l’éco-conception. C’est le cas notamment du maïs, de la canne à sucre et du polymère plastique biodégradable. Parmi ces entreprises, deux ont franchi un pas plus important dans ce domaine : San Marco et Terramoca. Faisons un Zoom sur elles et leurs capsules bio.

San Marco

San Marco est un précurseur en matière de capsules sans aluminium compostables. Il n’est donc pas étonnant de savoir qu’il dispose déjà de 6 références de produits répondant aux normes relatives à l’éco-conception. Après leur usage, ses capsules peuvent être mises dans un compost ou dans une poubelle avec les déchets ménagers. Quelques mois suffisent pour une totale décomposition.

Terramoka

Terramoka est une fierté française en matière d’initiative pour la préservation de la planète. Conscient que chacun peut avoir un rôle décisif à jouer dans la lutte contre le déversement des déchets plastiques, l’entreprise a opté pour des emballages en amidon de maïs, en donc entièrement biodégradable pour ses capsules. Et cerise sur le gâteau, ces dernières contiennent des cafés provenant de l’agriculture biologique et des producteurs locaux.

Même si elle ne dispose pas encore de tous les équipements nécessaires pour le recyclage de l’aluminium, la France peut compter par l’un des siens pour la réduction de ses déchets aluminium. Il s’agit de Terramoka, un fabricant de capsules sans aluminium made in France. Certes, celles-ci restent encore plus chères que les dosettes classiques, mais leur achat en vaut la peine au vu de leurs avantages pour la planète.